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Monthly Archive for: ‘décembre, 2011’
Visage/S

Publié à l’occasion de l’exposition Visage/S à la galerie Dufay-Bonnet, il s’agit de l’évocation de la rencontre avec l’Autre autour de l’expérience esthétique qui semble renouveler la question du geste dans l’amour. En effet, l’auteur s’engage dans ce rapport à l’Autre toujours mystérieux et inconnu livré par l’offre et la promesse que constituent l’essence du visage. Cela en particulier lorsque le regard, la voix ne se supportent plus d’un « voir » ou d’un « parler ».

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Kafka, l’éternel fiancé

nous voyons revivre auprès de Franz la berlinoise Felice Bauer, représentante de commerce, «la jeune fille qu’il n’a vue qu’un soir, une heure à peine, coiffée d’une capeline beige et blanc», avant de lui dédier – outre une centaine de lettres, télégrammes, messages – Le verdict, le seul récit qu’il jugera valable jusqu’à sa mort. L’a-t-il aimée, espérée ou imaginée, du fond de sa solitude, celle dont il dit au premier coup d’oeil «qu’elle est sans charme, sans attrait, décidée, pleine d’assurance, robuste ?»

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Le dur désir d’aimer

« L’amour est un acte sans importance, puisqu’on peut le faire indéfiniment »", tel est le théorème énoncé en ouverture du Surmâle, roman publié en 1902 et qualifié de «  »moderne »" par son auteur, Alfred Jarry. Pour Paul Audi, la vérification de la validité de ce théorème telle qu’elle s’accomplit dans le roman de Jarry éclaire d’un jour nouveau la fameuse thèse de Jacques Lacan selon laquelle « l’amour supplée » au fait « qu’il n’y a pas de rapport sexuel ». Car, en imaginant un « sur-mâle » capable de faire l’amour plus de quatre-vingts fois d’affilée avec une même femme et en se demandant par là si l’acte sexuel, quand il s’avère voué à la répétition, ne fait pas de l’amour quelque chose d’insignifiant, Jarry posait une question autrement pertinente : que signifie faire l’amour ? Que fait-on exactement quand on « fait l’amour » ? Mieux : quel est donc cet amour dont on dit qu’il est « fait » ?
Lire Lacan à la lumière de Jarry permet d’affronter depuis une perspective imaginaire – et pas seulement psychanalytique – le problème du désir et de ses rapports tragi-comiques à la jouissance et à l’amour.

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