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Category Archive for: ‘Le Séminaire’
Le Séminaire 11 « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse »

Ce séminaire est assurément l’un des plus riches. Il se tient à un moment désicif. Lacan vient d’être privé de ses fonctions de didacticien au sein de la Sociéte française de Psychanalyse. C’était le prix, accepté pzr certains de ses collègues au terme d’une négociation difficile, pour la reconnaissance de leur groupe par l’Association internationale de de psychanalyse. C’est rue d’Ulm, dans la salle Dussanne de l’Ecole normale supérieure et dans le cadre de l’Ecole pratique des hautes études qu’il reprend son enseignement grâce à l’intercession de Louis Althuser. L’auditoire nouveau, fortement accru par la présence d’étudiants, moins familiers de la psychanalyse que des sciences, de la philosophie etc… semble appeler une sorte de dialogue avec les philosophes. Pourtant, le choix d’étudier quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, l’inconscient, la répétition, le transfert et la pulsion, relève moins du xouci de produire une synthèse que du « devoir d’éclairer l’abrupt du réel (…) dans le champ légué par Freud à nos soins ». Il s’agit de rendre compte du réel de l’expérience analytique en opérant une subversion radicale qui ne porte pas tant sur le savoir (il y a du savoir qui ne sait pas) que sur le sujet

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Le Séminaire 12 « Problèmes cruciaux pour la psychanalyse »

Comment s’articulent les positions respectivent – qualifiées par Lacan de positions subjectives de l’être – du sujet, du sexe et du savoir, en jeu dans la dialectique psychanalytique ? Autrement dit, quelle est la position du sujet dans son rapport à l’impossible savoir du sexe, et quelle fonction l’analyste doit-il soutenir pour que cette position puisse se dégager ? Selon Lacan, la réponses à ces questions essentielles, auxquelles conduit, pas à pas, l’ensemble du séminaire, ne pourra advenir qu’à la suite d’éclaircissements préalables : un certain nombre de problèmes cruciaux devront être traités et un certains nombre de choix pour la psychanalyse opérés. Ces orientations fondamentales concourent principalement à définir le sujet comme manque dans sa détermination par le sugnifiant. On relèvera ainsi la nécessité de souligner la fonction de la numération comme repérage logique du manque et celle du nom propre comme lieu de suture de celui-ci, par le biais de l’identification symbolique; de situer cette dimension du manque , comme trou dans la structure, à l’aide de la topologie; enfin de redéployer, d’une manière nouvelle, la triade des catégorie du manque inscrit dans le rapport à l’Autre : privation-frustation-castration. Ce qui permet de rendre compte de l’articulation, telle qu’elle apparaît dans la cure, entre la demande, le transfert et l’interprétation. Ce séminaire représente un moment inqugural, tout au moins essentiel de la tentative effectuée par Lacan d’élaborer une logique du manque qui puisse rendre pensable l’expérience de la psychanalyse.
Notons enfin, que pour la première fois, Lacan institue les séminaires dits « fermés » où d’autres intervenants sont invités à prendre la parole, suscitant ainsi ds débats.

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Séminaire 13 « L’objet de la psychanalyse »

Qu’on le reconnaisse ou non, l’obet a, que Lacan considèrait, avec humour, comme sa seule trouvaille, est au coeur de tout ce ce qui a u se dire et s’écrire en psychanalyse concernant l’objet. Selon lui, l’objet a est l’enjeu de la fondation du sujet, en tant que divisé, dans le rapport à l’Autre.
Comment rendre compte rigoureusement, en deça de ses quatre expressions cliniques – sein, fèces, regard, voix -, de la fonction de cet objet si singulier qui n’existe que comme manque et comme tel symbolyse la castration -phi ?
Quels sont les rapports structuarux entre la psychanalyse et la science ? Il s’agira moins d’affirmer que la psychanalyse est ou n’est pas une science que de préciser en quoi la psychanalyse « fille de la science », inscrite dans le champ de la science, interroge cette dernière dans et à partir de ce’elle forclôt : le sujet et la vérité comme cause.
Telles sont les deux questions essentielles abordées cette année ans ce séminaire. Elles ne sont évidemment pas nouvelles pour Lacan, mais elles trouvent dans ce moment un temps d’aboutissement, correspondant à l’achèvement de sa théorie du désir : l’analyse structurale du fantasme permettra notamment d’éclairer la fonction privilégiée qu’y joue le regard. Elles marquent aussi le temps de la synthèse qui permettra à Lacan d’offrir son plien développement à la problématique de la jouissance dans les annéees ultérieures.
Ces questions malgré leur apparente hétérogénéité, constituent les deux versants d’un même propos, dont la visée est elle-même double. D’une part, il s’adresse aux analystes : qu’ils ne puisssent méconnaître dans leur acte, comme dans leur théorie, ce qui du savoir est irrémédiablement exclu et, plus encore, que c’est cette exclusion même qui les fondent eux-mêmes à soutenir et cet acte et cette théorie. D’autre part, ils constitue une avancée essentielle adressée au-delà des praticiens : il éclaire la dette que l’univers du savoir a contractére à l’égard de la pulsion scopique en occultant son objet.

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Le Séminaire 15 « L’Acte psychanalytique »

Le Séminaire l’Acte analytique de 1967, Lacan traite du concept de l’acte psychanalytique dans son rapport à la fin de la cure analytique et au devenir psychanalyste. C’est une grande nouveauté à l’époque, car cette notion d’acte n’a pas encore trouvé d’autre éclairage psychanalytique que celui de l’action référée à la motricité. Cette négligence est pour Lacan du même ressort que celle qui frappe la fin de l’analyse et le devenir de analyste. Lacan va par conséquent développer sa théorie de la formation du psychanalyste, de sa « qualification » et de son statut. Comme la qualification lui vient de son savoir sur le terme de la cure, il est nécessaire pour Lacan d’avancer sa conception de la fin de l’analyse au regard de son commencement. Quant au statut du psychanalyste, c’est-à-dire ce qui pousse l’analysant à reprendre le flambeau de l’acte psychanalytique, nous resterons devant cette énigme, celle qui poussa Lacan à la procédure de La Passe. Lacan attendait de ceséminaire la production d’un nouveau savoir sur l’acte dans toutes ses acceptions, notamment politique.

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